17 octobre 2015

Aeternia, Tome 2 : L'envers du monde - Gabriel Katz

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Auteur : Gabriel Katz
Cycle: Aeternia

Édition : Scrinéo
Parution : 2015

Pages : 390
Prix : 20 €

Genre : Fantasy


C
’est l’heure du duel décisif entre les deux camps qui s’entredéchirent pour la cité mère de Kyrenia. Deux champions vont s’affronter sur le sable de l’arène, un combat qui peut faire basculer le destin d’un peuple entier. Mais quelques heures à peine avant le coup de gong, le culte du Prophète a perdu son champion. Qui affrontera le Corbeau, redoutable gladiateur du Temple ?

Déchirée par les luttes de pouvoir, la plus grande cité du monde est au bord de la guerre civile. Le culte millénaire de la Grand déesse, menacé par celui d’Ochin qui se répand comme un raz-de-marée, n’a plus qu’un recours : la violence. Entre complots, combats et trahisons, chacun lutte pour sauver sa place et parfois sa vie…


C
e second tome est assez différent du premier, dans le sens où l’humour de l’auteur y est moins présent. Certes, le personnage de Desmeon arrive toujours à envisager les choses sous l’angle du cynisme et de la plaisanterie, ce qui fait sourire le lecteur à l’occasion quelques répliques ou situations ponctuelles. Néanmoins, le récit est plus sombre que dans le premier tome. Clairement, il n’y a pas de happy end ; j’en retiens surtout que l’homme est irrécupérable. Que sa soif de pouvoir n’a d’égale que sa bêtise et sa violence. Que lorsqu’on gratte sous la surface, il y a toujours des choses pas très jolies à voir. Que les miracles n’existent pas.

L'auteur nous emporte à nouveau dans les dessous de la religion. Et y'a pas à dire : c'est moche. Entre manipulation des masses, massacres de grande ampleur, luttes intestines et guerres de religion, on sort de ce roman complètement désabusé : pas très joyeux me direz-vous. Je dois avouer que la bonne humeur habituelle des romans de Gabriel Katz m’a un peu manquée ici. Parce sans cet humour, le récit a comme un goût de fatalité. Et parce qu’on peut aussi y voir un peu plus les petits défauts qui font de ce roman une lecture sympathique, mais tout de même pas un coup de cœur (non, ne me jetez pas de tomates !)

Pour commencer, j’ai trouvé des similitudes entre Desmeon et certains aspects des personnages du Puits des Mémoires. J’ai donc eu un léger sentiment de redondance, d’autant plus que les quelques surprises de ce second tome d’Aeternia ont pour certaines un goût de déjà-vu. Ou étaient un peu trop prévisibles pour qu’on ne sente pas les choses venir. Du coup, les passages qui auraient dû me faire bondir ne m’ont pas tellement étonnée. J’ai aussi eu quelques déconvenues avec Varian, pour qui il me restait un peu d’espoir. Et Nessyria, ah Nessyriah… autant ne pas parler d’elle (ceux qui ont lu le roman comprendront).

Et même si l’écriture est toujours aussi fluide, que le thème de la religion est bien traité, il m’a manqué un petit quelque chose. Je me suis retrouvée à la fin de ce dytpique un peu désœuvrée : certes, la fin m’a plu. Pourtant, je n’ai cessé de me dire : « mais ça ne peut tout de même pas se finir comme ça ? ». Peut-être parce que dans le fond, l'envers de ce monde imaginaire ressemble bien trop à notre réalité. Alors que je n’ai pas envie de voir cette réalité. Que j’aime quand il reste de l’espoir au bout. Quand j’ai l’impression que les choses peuvent changer. Et ce n’est pas du tout mon sentiment une fois la dernière page tournée.


L'Envers du monde clôt ce diptyque sur une note sombre et désabusée : les dessous de la religion, ce n'est clairement pas beau à voir... Le sujet principal est bien traité, mais j'ai tout de même regretté la petite pointe d’humour habituelle de l'auteur, qui est peu présente ici. Une bonne suite dans la continuité du premier tome, mais qui m'a laissée sur un goût amer.

7,5/10

 35/48

un talisman

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