30 septembre 2016

Les Lames d'Âpretagne, Tome 1 : Tonnerre de Brest - N. Monin, Y. Courrir & L. Venries

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Scénaristes : Yoann Courric, Luc Venries
Illustrateur : Noë Monin
Cycle : Les Lames d'Âpretagne

Édition : Casterman
Parution : 2016

Pages : 337
Prix : 14,50 €

Genre : Fantasy, BD

"Rien de mieux que de bonnes beignes pour forger une amitié!"
Et même si Van, l'imbuvable héritier du roi, n'est pas vraiment d'accord, il n'en doit pas moins obéir à son père en faisant équipe avec Faust, un esclave revanchard. Car ce n'est qu'à cette condition qu'il acquerra la maturité nécessaire pour monter à son tour sur le trône d'Âpretagne. 

La naissance d'un duo irrésistible, destiné à marquer de son empreinte l'Heroic Fantasy du XXIe siècle ! Van, prince héritier d'Apretagne, est un adolescent insupportable. Faust est un esclave orphelin, affranchi par Van, et un combattant sans bonnes manières. Le roi contraint les deux adolescents à faire équipe afin de mener une quête primordiale pour l'avenir du royaume : capturer la foudre.


B ien que j’adore la fantasy en roman, je ne la lis finalement que rarement en BD ; j’ai donc peu de points de comparaison, hormis la série Lanfeust de Troy, lue il y a de ça au moins dix ans… mais il faut bien commencer un jour :) 

J’ai donc débuté ma lecture sans à priori, et j’ai au final été agréablement surprise. Les scénaristes ne réinventent pas la fantasy médiévale, et l’univers reste assez « classique » pour le genre, mais j’ai trouvé le récit et les illustrations très dynamiques. Dès les premières pages, j’ai été intriguée par les événements, les personnages, les situations. Et comme tout s’enchaîne sans temps morts, je suis vite arrivée à la fin du tome… 

Le récit suit donc un rythme tout à fait satisfaisant, et l’humour distillé ça et là donne de la fraîcheur à l’ensemble. Certes, l’humour n’est pas particulièrement subtil ; mais pour ma part, cela a fonctionné, et j’ai passé un bon moment à suivre les aventures du duo improbable formé par Van, un jeune prince prétentieux et arrogant, et Faust, son esclave teigneux et bagarreur ! Ajoutez à cela des quêtes totalement inutiles (mais tellement drôles), et certains personnages pour le moins… étonnants (Pimprenelle !), et vous obtiendrez un premier tome réussi et à l’humour décalé :) En fait, je lis souvent des mangas et des BD à l’univers sombre et assez « sérieux » ; j’ai donc beaucoup apprécié, pour changer, me plonger dans une ambiance pleine d’humour et de légèreté.

En revanche, je ne suis pas particulièrement fan des graphismes, car je préfère des dessins plus fins et au trait moins « enfantin », moins rond. Mais je trouve que ce style se marie très bien à celui du scénario et à l’humour ambiant. Au final, c'est un premier tome réussi, et qui me donne envie de lire la suite !



Tonnerre de Brest est le premier tome d’une trilogie de fantasy médiévale qui a su me charmer par son découpage et son rythme très dynamiques, et par des dialogues, des situations et des personnages pleins d’humour. Les péripéties s’enchaînent sans temps morts pour le duo de personnages principaux que tout oppose en apparence, mais qui finiront par tisser de solides liens d’amitié au fil des pages. Le graphisme, très « enfantin » et coloré, renforce l’impression d’énergie et de fraîcheur qui se dégage de cet album ; même si je n’apprécie pas particulièrement ce type de dessin, il est ici en cohérence totale avec le reste, et c’est ce qui est le plus important^^ Au final, cette lecture fût une agréable surprise, et je ne manquerai pas de lire le tome 2 !

 7,5/10

1 commentaire:

  1. Ah ... J'aime beaucoup le dessin de Monin parce qu'il est très rond et très dynamique mais je comprend ton point de vue. As-tu déjà lu Temujin ou Nils ? Un autre dessinateur qui te séduira peut-être plus, sans être humoristique, il y a un côté fantastique très beau.

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