5 novembre 2016

The Book of Ivy, Tome 2 : The revolution of Ivy - Amy Engel

3 comments

Auteur : Amy Engel
Cycle: The Book of Ivy

Édition : Lumen
Parution : 2015

Pages : 322
Prix : 15 €

Genre : Science-Fiction, Jeunesse


J
'ai tout perdu. Mon foyer. Ma famille. L'homme que j'aime.

Ce serait si facile de capituler, de fermer les yeux et d'attendre que la faim et la soif et raison de moi. Ou bien qu'une bête sauvage me trouve. Ou même un autre survivant... Mais je refuse d'abandonner. J'en ai terminé avec la lâcheté. Il est temps pour moi d'agir, enfin.

Bishop me l'avait bien dit, cet univers hostile ne pardonne pas la moindre erreur. Et au-delà e la barrière, c'est encore pire. L'hiver approche, et si je veux survivre, il va me falloir trouver de l'eau, des vivres, un abri. D'autres condamnés avec lesquels m'allier. Mais surtout, je vais devoir faire un choix : dois-je oublier ma vie d'avant, me venger de ceux qui m'ont trahie... ou mener, purement et simplement, la révolution ?

Car je ne suis plus une Westfall, ni une Lattimer. Simplement Ivy. Et je suis enfin libre.


E
n relisant ma chronique sur le premier tome, je réalise à quel point je suis déçue de ce second tome. Si j’avais adoré The book of Ivy (je n’étais pas passée loin du coup de cœur), The revolution of Ivy a été un peu la douche froide… 

Le premier point négatif, c’est l’intrigue en elle-même : il ne se passe pas grand-chose dans ce tome… Toute l’action est concentrée dans les derniers chapitres. Les 250 premières pages ont donc été particulièrement difficiles à lire : Ivy se retrouve seule par-delà la barrière et tente de survivre dans ce nouvel environnement (ce qui n’est pas un franc succès, avouons-le…). Ensuite, elle parvient à se joindre à une petite communauté de survivants, et on la suit pendant cette période. Mais il ne se passe rien : Ivy souffre de la solitude et de tout ce qu’elle a laissé derrière elle à Westfall (Bishop le premier), de son incapacité à se dévoiler, des secrets qu’elle continue à garder en elle, des sentiments qu’elle ressent et qu’elle n’arrive pas à évacuer, de la trahison de sa famille… On assiste donc à 250 pages d’Ivy en souffrance, et c’est beaucoup trop… et Ivy en devient franchement agaçante. Surtout quand de bonnes choses lui arrivent et qu’elle n’est pas vraiment capable de les apprécier à leur juste valeur !

Pour poursuivre sur les côtés négatifs, si l’histoire d’amour « impossible » m’avait plu dans le premier tome, ici j’ai trouvé que cette idylle virait sur un mode beaucoup moins sympa. J’avais été touchée par les premiers émois du couple, mais là j’ai trouvé leur histoire beaucoup trop « ado » et mielleuse… Et surtout, cela n’apporte pas grand-chose à l’histoire, ne fait pas évoluer les personnages, etc. Par moments, j’ai eu le sentiment que cela ne faisait que remplir des pages supplémentaires…

Pour finir, la fin est très décevante. Et cela pour plusieurs raisons : d’abord, la « morale » qu’on pourrait tirer de tout cela, qui est inexistante. Pour moi, l’auteur ne cherche pas à résoudre les problèmes qui se sont posés aux personnages tout au long de l’histoire, et s’en sort par un tour de passe-passe qui n’apporte rien : aucune réflexion intéressante, et aucune vraie décision prise par les personnages principaux. Ivy, et par ricochet le lecteur lui-même, est complètement spectatrice des événements ! De plus, la justification de ses actes dans les derniers chapitres n’est pour moi pas du tout crédible (ni le fait que tous acceptent de la suivre dans ce qui semble une décision non raisonnée).

Difficile d’en parler sans spoiler : si vous lisez cette chronique et que vous n’avez pas lu le livre, vous n’avez peut-être pas compris grand-chose à ce que je viens de dire… Si c’est le cas, retenez simplement que toute la tension instaurée par l’auteur dans le premier tome retombe comme un soufflet, et que les problématiques relatives au système politique et social de Westfall (notamment celle des mariages arrangés) sont complètement occultées. Une fin qui ne résous rien ou presque (ou expédie en quelques lignes le point le plus intéressant de l’histoire), c’est quand même le comble ! Au vu de ce second tome, j’ai presque envie de dire qu’on perd totalement le côté dystopique de l’intrigue, pour tomber dans un mélodrame de 300 pages sur la frustration d’une jeune ado qui certes, a été trahie par sa famille et exilée loin de chez elle, mais qui semble tout de même plus préoccupée par ses hormones que par le reste.

Bien évidemment, tout n'est pas non plus à jeter dans ce tome, malgré ma chronique très négative. J'ai notamment bien accroché avec le duo Caleb / Ashley et certains passages qui se concentrent plus sur l'aspect "survie" du récit.


Après mon quasi coup de cœur pour le tome 1, j’ai été très déçue par le second tome de ce diptyque. Dans The Book of Ivy, l’auteur était parvenue à faire monter la tension au fil des pages, pour nous laisser à son apogée, dans l’attente de la suite. Elle avait également abordé les problématiques soulevées par le régime politique et social en vigueur à Westfall, au travers de l’histoire personnelle d’Ivy et Bishop. Malheureusement, cet aspect, qui donnait une connotation dystopique au premier tome, est complètement occulté dans cette suite, qui se concentre essentiellement sur les états d’âmes d’Ivy et son histoire d’amour avec Bishop… pour ne consacrer que peu de chapitres au cœur du problème de Westfall, et finir sur une fausse fin, dans laquelle ni Ivy ni Bishop n’ont d’impact sur les événements, et où tout se résous en quelques pages. Quel dommage ! Les nouveaux personnages de ce second tome sont réussis mais ne parviennent pas à compenser les nombreuses déceptions que j'ai pu rencontrer au fil de ma lecture.

6/10

3 commentaires:

  1. J'ai lu en diagonale pour ne pas trop me spoiler mais ton avis est très proche de ce que l'on m'a dit... Et ça me fait peur car comme toi, le 1er tome a quasiment été un coup de coeur... Je croise les doigts quand même...

    RépondreSupprimer
  2. Erf, cette série me tentait bien, mais là....

    RépondreSupprimer
  3. J'ai lu le premier tome qui ne m'avait pas vraiment convaincue... Vu l'avis général, je pense m'abstenir de lire la suite...

    RépondreSupprimer